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Il y a ce point de bascule, que quelques « happy fews » connaissent, où l’on a tout réussi, où l’on possède tout, où l’on est à la fois plein et vide.

Celui ou le jeu remplace les enjeux, pour faire face à l’ennui.

C’est alors le retour de l’ego.

La spirale s’enclenche à nouveau : l’ivresse du risque reprend le dessus et le chaos revient bousculer notre adrénaline, pour notre plus grand plaisir.

Pour se sentir enfin revivre.

Pulsions, fierté, désirs, compétition, sont revenus s’en mêler et s’emmêler.

Se sentir vivre : vibrer des dangers, des plaisirs vifs, de l’ivresse de l’effroi, de celle des angoisses, des peurs et de l’intensité de l’action, du moment présent, de perspectives exaltantes… finalement de la présence inexorable de notre vide…

Comment échapper à soi, à cette vacuité qui nous étreint parfois lorsque le jeu et les enjeux ne sont plus à même de nous procurer d’autres sensations de nous-mêmes ?

Quel est donc ce profond désir, au fond, qui nous manque et nous vide ?

Glissons-nous indéfiniment d’un manque à l’autre, en tentant vainement d’occuper ce néant ?

Une plénitude est’elle alors possible, ou même souhaitable ?

Frederic DUPLESSY

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Diriger une entreprise, c’est apprendre un second métier sans y avoir été préparé : celui de porter seul des décisions dont dépendent des salariés, des partenaires, une famille.

L’indépendance recherchée au départ se transforme peu à peu en isolement. Ce que l’on vit au quotidien, les incertitudes, les décisions extérieures qui bousculent les prévisions les plus solides, ne se partagent qu’avec difficulté : la réputation de l’entreprise, l’image auprès des clients et des fournisseurs, l’équilibre familial, tout peut s’en trouver fragilisé.

D’autres chefs d’entreprise pourraient comprendre. Mais eux-mêmes portent la même réserve, pour les mêmes raisons.

Ce qui reste alors en suspens finit par peser. Non par manque de compétence, mais faute d’un espace où cela puisse simplement se dire.

J’ai dirigé une entreprise et employé du personnel pendant onze ans. Cette réalité, je la connais de l’intérieur.

Entretiens en cabinet ou à distance, sur rendez-vous.

Contact direct :
frederic@duplessy.net — +33 6 88 45 00 22

Certaines limites ne viennent pas de la réalité extérieure, mais d’une histoire ancienne, tellement intégrée qu’elle ne se présente plus comme une croyance : elle se vit comme un fait.

Ce mécanisme n’a rien d’exceptionnel. Une expérience, un jugement reçu, un échec ancien s’inscrivent, et continuent d’agir bien après que les circonstances ont changé. Ce qui reste n’est pas la situation elle-même, mais la trace qu’elle a laissée dans le langage : une phrase, une expression, un « je ne peux pas » devenu automatique.

C’est là que la parole retrouve sa fonction. Nommer une limite ne suffit pas à la lever, mais permet souvent d’en retracer l’origine, et de la distinguer enfin de la réalité présente.

Ce travail ne relève ni du développement personnel ni de la méthode. Il tient à l’association libre, dans une écoute qui laisse le sens se déplacer plutôt que de l’imposer.

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