Solitude du dirigeant en 2026 : ce que révèle l’étude Bpifrance Le Lab

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En juin 2026, Bpifrance Le Lab a publié la deuxième édition de son étude « Vaincre les solitudes du dirigeant », dix ans après la première. Les chiffres sont sans appel : 49 % des dirigeants de PME et ETI se déclarent isolés en 2026, contre 45 % en 2016. Et l’intensité de cet isolement progresse : 18 % se disent « très isolés », contre 11 % dix ans plus tôt. Cet article revient sur les enseignements de l’étude et sur ce que la psychanalyse peut apporter face à cette solitude.

Une solitude qui s’aggrave, dix ans après la première étude

Menée entre février et avril 2026 auprès de 917 dirigeants de PME et ETI, complétée par 35 entretiens qualitatifs, l’étude de Bpifrance Le Lab confirme une tendance de fond. Les causes structurelles de la solitude n’ont pas changé : un statut qui isole par nature, une complexité réglementaire et administrative pesante. Mais en 2026, l’incertitude économique, énergétique, politique et géopolitique vient s’ajouter à ces facteurs. Les dirigeants qui avaient choisi l’entrepreneuriat pour maîtriser leur trajectoire professionnelle se retrouvent confrontés à un environnement qui leur échappe. Pour 65 % d’entre eux, cette solitude se traduit directement par un stress lié à la charge mentale.

Une crise de sens qui touche trois dirigeants sur quatre

Le constat le plus frappant de cette étude concerne peut-être la question du sens. Au cours des douze derniers mois, 75 % des dirigeants interrogés se sont demandé pourquoi ils continuaient à s’engager dans cette voie. Ce doute n’est pas neutre pour la santé psychique : les dirigeants qui s’interrogent très souvent sur le sens de leur engagement sont deux fois plus nombreux à déclarer une mauvaise santé mentale, soit 38 %, contre 17 % pour l’ensemble des dirigeants. Chez les plus isolés, 46 % rapportent une santé mentale dégradée et 54 % une mauvaise qualité de sommeil, contre respectivement 17 % et 31 % dans la population générale.

Cinq visages de la solitude selon le cycle de vie de l’entreprise

L’étude montre que la solitude ne s’efface ni avec le temps ni avec la réussite. Elle change de visage selon les étapes de la vie de l’entreprise.

  1. À la création ou à la reprise : un choc de solitudes touche la décision, les compétences, l’absence de réseau. 30 % des dirigeants se déclarent souvent ou toujours seuls à ce stade.
  2. Après le lancement : ce choc se poursuit avec l’apprentissage du métier de dirigeant.
  3. À la préparation de la transmission : la solitude atteint 42 % de dirigeants souvent ou toujours seuls, liée à l’indépendance du poste et au manque de relais interne.
  4. Dans les moments difficiles : elle culmine à 58 %, portée par le manque de soutien et le repli sur soi.
  5. Dans le succès : elle persiste chez 25 % des dirigeants, nourrie par le manque de reconnaissance et les préjugés sur les chefs d’entreprise.

Ce que la psychanalyse peut apporter face à cette solitude

Un accompagnement psychanalytique ne remplace ni le conseil en stratégie ni le coaching. Il ouvre un espace d’une autre nature : un lieu où le dirigeant n’a plus à tenir un rôle, à défendre une image ou à rassurer un entourage professionnel. La solitude que révèle l’étude Bpifrance Le Lab n’est pas seulement un manque de contacts ou de réseau, elle touche à une charge psychique que les dispositifs collectifs (associations patronales, clubs d’entrepreneurs) n’épuisent pas toujours. La psychanalyse travaille ce qui reste, dans la décision, du poids des identifications, des peurs et des logiques inconscientes propres à chaque dirigeant. C’est précisément ce que Praxis Apex propose : un espace confidentiel, à l’écart des cercles professionnels du dirigeant, pour penser sa solitude plutôt que la subir.

Questions fréquentes

  1. Pourquoi la solitude des dirigeants s’aggrave-t-elle alors que l’entrepreneuriat n’a jamais été aussi valorisé ?
    La visibilité sociale de l’entrepreneuriat ne protège pas de l’isolement réel. L’étude Bpifrance Le Lab montre au contraire un isolement institutionnel croissant : la participation aux organisations patronales est passée de 28 % en 2016 à 19 % en 2026, et 74 % des dirigeants se déclarent personnellement affectés par les débats budgétaires concernant les entreprises, avec le sentiment d’être les grands oubliés du débat public face aux « grands patrons » médiatisés.
  2. Quelle est la différence entre isolement objectif et solitude psychique ?
    L’isolement objectif désigne l’absence de contacts ou de réseau professionnel. La solitude psychique est différente : un dirigeant peut être entouré d’associés, de salariés et de clients, et rester profondément seul face à ses décisions, parce que personne dans son entourage ne peut porter le poids réel de ce qu’il traverse sans enjeu de pouvoir, de jugement ou de dépendance économique.
  3. Pourquoi les dirigeants qui doutent du sens de leur engagement ont-ils deux fois plus de risques de mauvaise santé mentale ?
    Le doute sur le sens touche à l’engagement identitaire du dirigeant, souvent construit autour de son entreprise depuis des années. Quand ce sens vacille, ce n’est pas seulement un choix professionnel qui est remis en cause, mais une part de l’identité elle-même. C’est ce qui explique l’écart observé par l’étude : 38 % de mauvaise santé mentale chez ceux qui doutent très souvent, contre 17 % en moyenne.
  4. La solitude est-elle plus forte au moment de la transmission de l’entreprise ?
    Oui. L’étude Bpifrance Le Lab situe la solitude liée à la transmission à 42 %, un niveau proche de celui des moments difficiles. Elle tient à l’indépendance du poste de dirigeant et au manque de relais interne pour préparer la suite. Praxis Apex propose un accompagnement spécifique sur les enjeux psychologiques de la transmission d’entreprise.
  5. Comment un accompagnement psychanalytique aide-t-il à sortir de cette solitude ?
    Il offre un espace confidentiel, extérieur aux cercles professionnels, où le dirigeant peut mettre en mots ce qu’il ne peut formuler ailleurs sans conséquence sur son autorité ou son image. Ce travail permet de distinguer ce qui relève de la situation réelle de ce qui relève de scénarios personnels anciens, souvent inconscients, qui viennent alourdir la décision.
  6. Cet accompagnement s’adresse-t-il uniquement aux dirigeants en difficulté ?
    Non. L’étude montre que la solitude persiste même dans la réussite, chez 25 % des dirigeants. Elle procède alors d’un manque de reconnaissance et de préjugés sur les chefs d’entreprise. L’accompagnement a donc autant sa place dans les moments de réussite que dans les moments difficiles.
  7. Peut-on consulter à distance si l’on est dirigeant à l’étranger ?
    Oui. Praxis Apex propose des téléconsultations pour les dirigeants francophones expatriés, notamment via l’offre dédiée aux family offices et aux dirigeants installés à l’international.
  8. Comment prendre rendez-vous ?
    Vous pouvez contacter Frédéric Duplessy directement via psychanalyste-duplessy.fr ou dirigeant.org pour un premier échange confidentiel.

Pour aller plus loin sur les enjeux psychologiques propres aux dirigeants, retrouvez la page dédiée sur dirigeant.org.

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