La supervision du dirigeant
Diriger seul n’empêche pas de perdre, par moments, une part de sa propre vision.
Le chef d’entreprise porte une légitimité qui tient à sa capacité de voir loin, de rassembler, de trancher. Cette position, par construction, l’isole : les associés, les partenaires, les proches ne reçoivent jamais qu’une part mesurée de ce qui se joue réellement.
Certains signes ne se nomment pas facilement. Une fatigue qui s’installe, une décision qui tarde, une clarté qui s’effrite sans que rien, en apparence, ne le justifie.
Ce n’est ni un accompagnement, ni un conseil stratégique. C’est un espace d’écoute où la parole retrouve son mouvement propre, et la vision avec elle.
J’ai dirigé une entreprise et employé du personnel pendant onze ans. Cette solitude-là, je la connais de l’intérieur : non comme un manque, mais comme une fonction du poste.
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