Les limites qu’on ne voit plus
Certaines limites ne viennent pas de la réalité extérieure, mais d’une histoire ancienne, tellement intégrée qu’elle ne se présente plus comme une croyance : elle se vit comme un fait.
Ce mécanisme n’a rien d’exceptionnel. Une expérience, un jugement reçu, un échec ancien s’inscrivent, et continuent d’agir bien après que les circonstances ont changé. Ce qui reste n’est pas la situation elle-même, mais la trace qu’elle a laissée dans le langage : une phrase, une expression, un « je ne peux pas » devenu automatique.
C’est là que la parole retrouve sa fonction. Nommer une limite ne suffit pas à la lever, mais permet souvent d’en retracer l’origine, et de la distinguer enfin de la réalité présente.
Ce travail ne relève ni du développement personnel ni de la méthode. Il tient à l’association libre, dans une écoute qui laisse le sens se déplacer plutôt que de l’imposer.
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